Bonjour et bienvenue dans « Une voix, un monde », le podcast qui s'intéresse à la voix et à la parole.
Avez-vous déjà eu cette impression étrange ? Quelqu'un vous parle, les mots sont là, la voix est audible, l'articulation est correcte et pourtant, vous ne vous sentez pas vraiment rejoint. Comme si la parole restait autour de la personne, comme si elle n'arrivait jamais vraiment jusqu'à vous. Aujourd'hui, nous allons explorer une question essentielle en prise de parole en public, en communication orale, en éloquence : comment faire pour que votre voix ne soit pas seulement entendue, mais qu'elle rayonne ?
Je suis Roch Jamelot, coach vocal et expert en communication orale.
Parce que mieux parler, c'est peut-être mieux vivre, parce que la parole n'est pas une marchandise, mais une responsabilité, un acte d'humanité : dans « Une voix, un monde », partons à la recherche des secrets de la parole vivante, authentique.
Chaque samedi, nous explorons ensemble une question qui nous concerne tous autour de la voix et de la parole. Et je vous transmets un exercice à mettre en pratique au cœur de votre quotidien pour nourrir votre puissance d'agir dans le monde. Car une voix qui s'élève, c'est un monde qui s’éveille.
Il y a eu une petite pause depuis le dernier épisode. J'étais absent pendant quinze jours à Vaison-la-Romaine pour une résidence de création musicale qui s'est terminée par un concert. J'y ai aussi donné une conférence à l'occasion de la sortie de mon livre. Et là, devant un théâtre rempli avec des personnes venues d'horizons très différents, j'ai pu mesurer une fois encore, à quel point la voix est un sujet qui touche les gens, qui les intéresse profondément. La voix est au cœur de notre vie, de notre relation aux autres, de notre manière d'être présents dans le monde. Et pourtant, bien souvent, nous la connaissons mal. Cette conférence était donc pour beaucoup une occasion d'obtenir des clés essentielles. Le public était enthousiaste. Les participants se sont prêtés joyeusement aux exercices qui jalonnaient de la conférence. On a ri, on a découvert nos voix, on a fait connaissance avec nos voisins. C'était une conférence riche, vivante, collective et joyeuse.
Alors merci à vous, auditeurs, d'avoir patienté pendant ce temps. Peut-être en avez-vous profité pour réécouter quelques épisodes passés. Et je suis heureux de vous retrouver aujourd'hui. Nous allons parler d'une question essentielle : votre voix arrive-t-elle vraiment jusqu'à l'autre ?
Imaginez une réunion. Une personne présente un projet. Elle connaît son sujet, elle parle clairement, elle articule, elle ne marmonne pas. Rien à lui reprocher en apparence. Et pourtant, au bout de quelques minutes, la tension baisse. Les regards s'échappent vers les ordinateurs. Certains prennent des notes, mais on sent bien que l'énergie de la salle descend. La parole est correcte, mais elle ne circule pas, elle ne prend pas l'espace, elle ne vient pas vraiment toucher l'auditoire.
Puis une autre personne prend la parole, elle ne parle pas forcément plus fort, elle ne joue pas au grand orateur, mais tout à coup, il se passe quelque chose. Sa voix semble ouvrir l'espace. Elle regarde largement, elle respire, elle ne pousse pas sa voix, elle parle à une personne, mais on sent qu'elle s'adresse à toute la salle. La première voix était audible, la seconde est présente. Et c'est précisément ce que nous allons travailler aujourd'hui, le rayonnement de la voix.
Dans l'épisode 11, nous avions parlé des lèvres. Nous avons vu qu'elles ne servent pas seulement à articuler. Elles participent aussi à l'éclat, à la précision, au rayonnement de la voix. Des lèvres vivantes, ce n'est pas seulement une parole plus nette, c'est une parole qui engage davantage la relation.
Une parole qui donne à entendre quelqu'un qui est là, qui prend sa place, quelqu'un qui assume ce qu'il dit. Aujourd'hui, nous élargissons cette idée. Nous ne parlons plus seulement des lèvres ni seulement de l'articulation. Nous parlons de la manière dont toute la voix peut se déployer dans l'espace. Et là, une première confusion est à éviter : rayonner n'est pas crier. C'est même l'inverse. Quand on veut se faire entendre, on pense souvent : « Il faut que je parle fort ». Alors on pousse, on contracte la gorge, on avance le menton, on serre la nuque, on envoie le son comme une balle. Et parfois, oui, l'auditoire entend plus fort. Mais il reçoit aussi autre chose : de la pression. Il ressent cette pression s'exercer sur lui. Une voix poussée peut vite devenir fatigante, pour celui qui parle d'abord, pour ceux qui écoutent ensuite. Elle peut donner une impression d'agressivité, de verrouillage, parfois même de crispation. Le rayonnement vocal fonctionne tout autrement. Il ne consiste pas à envoyer la voix dans une seule direction, comme un jet d'eau sous pression. Il consiste à laisser la voix se déployer autour de soi, à 360 degrés, devant, sur les côtés et même derrière.
C'est une image importante. Votre voix ne devient pas une flèche, elle devient une lumière. Une lumière ne pousse pas les murs, elle éclaire l'espace. C'est pour cela que je préfère parler de rayonnement plutôt que de projection de la voix, comme on dit souvent. La projection peut donner l'idée d'un son jeté vers l'avant. C'est bien l'étymologie du mot projection : « jeté en avant ». Le rayonnement, lui, suppose une voix qui se propage, qui ouvre un espace en rayonnement, c'est-à-dire à 360 degrés. Et c'est une voix qui donne de l'envergure. Et ce point est essentiel dans la prise de parole en public. Une voix qui rayonne donne à entendre une personne qui occupe sa place sans écraser les autres.
Il y a donc une différence très importante entre trois manières de parler que je vais vous présenter maintenant.
Première manière : la voix de l'intimité. C'est la voix que nous utilisons quand nous sommes dans la confidence, dans une conversation très proche, parfois même quand nous parlons à nous-mêmes. Cette voix est une ressource précieuse dans certaines situations. Elle est douce, intérieure, personnelle. Elle convient très bien à certains moments, comme parler à un ami, partager quelque chose de fragile, créer un climat de proximité.
Mais dans une réunion, une présentation, une conférence, un entretien professionnel, cette voix peut devenir trop fragile, trop petite. Non pas parce qu'elle est mauvaise, mais parce qu'elle ne donne pas assez d'envergure à la contrôle. Elle peut donner l'impression que la personne n'ose pas vraiment prendre sa place.
Deuxième manière : la voix focalisée. C'est presque l'inverse de la première. Toute l'énergie part dans une seule direction. La voix vise, appuie, insiste. Elle peut devenir très directive. On sent quelqu'un qui veut contrôler la situation, qui veut convaincre par pression, parfois même pour dominer ou intimider. La voix focalisée peut alors avoir son utilité dans certains contextes extrêmes, alerter, interrompre un danger, poser une limite urgente. Mais si elle devient le modèle habituel de communication, elle fatigue et met l'autre sur la défensive.
Troisième manière, la voix rayonnante. La voix rayonnante n'est ni rentrée dans sa coquille, ni braquée sur l'autre comme un projecteur de commissariat. Elle est ouverte, elle se déploie, elle donne de l'espace. Elle permet de parler à quelqu'un sans l'envahir, de parler à un groupe sans forcer, de donner de l'énergie sans hausser le ton, de convaincre sans écraser.
Et c'est là que le sujet devient passionnant, parce que le rayonnement n'est pas seulement une question acoustique, ce n'est pas seulement : Est-ce que le son porte loin ? C'est une question relationnelle. Une voix rayonnante dit quelque chose de vous. Elle dit : « Je suis là, je prends ma place, je vous parle vraiment et je ne vous agresse pas ». C'est une voix qui manifeste de la légitimité sans brutalité. C'est pourquoi elle est si précieuse dans les situations de communication orale : présentation, réunion, entretien, négociation, formation, enseignement, conférence, management, prise de parole en public. Elle permet d'avoir de l'impact sans durcir la voix.
Alors, techniquement, comment cela se produit-il ?
La voix naît au niveau du larynx grâce à la vibration des cordes vocales, mais elle ne s'arrête pas là. Elle traverse ensuite le conduit vocal, le pharynx, la bouche, la langue, les lèvres, les cavités nasales. Ce conduit vocal agit comme un espace de résonance. Il enrichit le timbre. Il amplifie certaines vibrations. Il donne de la couleur, de la présence, de l'éclat. Quand le geste vocal est bien coordonné, le souffle circule, le larynx reste disponible, les résonnateurs s'ouvrent, les articulateurs sculptent le son. La voix peut alors gagner en ampleur sans que la gorge ait besoin de forcer. C'est exactement ce que nous avons construit dans les épisodes précédents : le souffle, la détente l'arranger, la résonance, la langue, les lèvres. Tout cela prépare le rayonnement.
Mais aujourd'hui, nous franchissons un cap. Nous passons de la mécanique vocale à la présence. Résonance. Une voix peut être techniquement correcte et rester enfermée. À l'inverse, une voix rayonnante donne la sensation que la parole vient vraiment à la rencontre de son auditoire. Et vous l'avez sans doute déjà senti.
En visio, par exemple, le microphone fonctionne. La caméra est bonne, tout le monde entend, mais certaines personnes semblent parler depuis une petite boîte. Elles se replient sur l'écran Leur regard se fixe, leur voix devient étroite comme si la parole était coincée entre leur bouche et leur ordinateur. Et puis, il y a des personnes qui, même en visio, gardent de l'espace. Leur regard ne s'écrase pas dans l'écran, leur voix ne se réduit pas au micro. Elle parle comme si la pièce existait encore, comme si l'auditoire était plus large que les quelques rectangles affichés devant elles. Leur voix rayonne.
Même chose au téléphone. Vous ne voyez pas la personne, mais vous sentez immédiatement si elle est présente, engagée, ouverte ou si elle marmonne dans son coin en attendant la fin de l'appel.
Le rayonnement est donc un outil très concret. Il ne concerne pas seulement la scène ou la conférence. Il concerne vos réunions, vos appels, vos entretiens, vos messages vocaux, vos formations et vos conversations professionnelles ou personnelles. Et même en open space, les grands plateaux avec de nombreux bureaux ouverts. Le rayonnement est utile.
Attention, il ne s'agit pas de parler plus fort ou d'imposer sa voix à tous l'étage. Il s'agit de garder une voix vivante, ouverte, adressée, sans forcément augmenter le volume. C'est une distinction majeure. Le volume et le rayonnement ne sont pas la même chose.
Vous pouvez parler fort sans rayonner. C'est le cas d'une voix poussée, dure, serrée, qui cogne plus qu'elle porte. Et vous pouvez parler avec un volume modéré tout en rayonnant. La voix reste ouverte, présente, habitée. Elle ne prend pas toute la place sonore, mais elle prend sa juste place relationnelle. Voilà pourquoi le rayonnement est si important pour parler sans ennuyer.
On croit souvent que l'ennui vient du contenu. Parfois, c'est vrai, mais très souvent, l'ennui vient du fait que la parole n'est plus adresser à quelqu'un. Les mots sortent, mais ils ne vont nulle part. La voix n'ouvre aucun espace. Elle reste plate, proche, un peu éteinte. L'auditeur doit alors faire tout le travail : écouter, reconstruire, rester attentif, chercher l'énergie qui manque ? Une voix rayonnante, au contraire, aide l'auditeur. Elle lui dit : « Venez, je vous emmène ». Et cela change tout.
Alors bien sûr, faire rayonner sa voix, cela s'entraîne. Et c'est l'objet de l'exercice du jour.
Exercice du jour : Les trois espaces de la voix.
Pour cet exercice, vous pouvez être debout. Si vous êtes assis, installez-vous plutôt à l'avant de la chaise, les deux pieds à plat au sol, le dos redressé sans raideur. Veillez à garder la nuque libre, la mâchoire disponible, le larynx flottant, la glotte décontractée et surtout, ouvrez le regard. Ne fixez pas un point devant vous. Laissez votre regard devenir plus large, panoramique, comme si vous pouviez percevoir l'espace en même temps devant vous, sur les côtés et même derrière vous, tout cela au lointain. C'est ce que j'ai appelé dans un épisode précédent, « L'ouverture des fenêtres ». Nous allons maintenant prendre une une phrase simple.
Par exemple : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Allez-y, redites-le avec moi, simplement : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
On le refait ? « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
1) Alors, première étape : nous allons le faire avec la voix de l'intimité.
Imaginez que vous vous parlez à vous-même. La voix reste proche, elle ne cherche pas à aller loin, elle reste dans votre bulle d'intimité.
« Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Allons-y ensemble : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Encore une fois : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Observez.
Qu'avez-vous senti dans votre énergie générale ? Sans doute, vous sentiez-vous assez calme, une énergie assez douce.
Et le regard, comment était-il ? Probablement détendu, un peu vague, proche.
Avez-vous aussi senti l'espace autour de vous comme si cet espace se repliait façon cocooning, très proche de vous.
Tout ça, c'est de l'observation sans jugement. Simplement, notez ce qui se passe dans votre ressenti.
2) Et maintenant, deuxième étape : la voix focalisée.
Imaginez que vous voulez convaincre une seule personne en face de vous à 5 mètres. Vous visez, vous dirigez toute votre énergie vers elle. Attention, ne criez pas, mais sentez cette direction unique comme un faisceau très serré et redites la phrase : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Encore une fois : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Observez ce qui s'est passé.
Votre regard, comment était-il ? Probablement, il s'est fixé, focalisé sur cette personne à 5 mètres.
Votre mâchoire, il est possible qu'elle se soit serrée.
Le cou, peut-être, s'est-il serré aussi ?
Et est-ce que vous avez senti que vous exerciez une pression vers l'avant ?
Là encore, sans jugement, simplement de l'exploration.
3) Troisième étape : la voix rayonnante. Maintenant, ouvrez l'espace. Ouvrez toutes les fenêtres à 360 degrés. Imaginez que vous êtes au centre d'une pièce. Vous parlez à une personne devant vous, oui, mais votre voix ne se limite pas à cette personne. Elle s'adresse aussi en même temps aux personnes qui sont à gauche, au lointain, et à droite, au lointain, et même très loin derrière vous. Elle remplit l'espace autour de vous. Elle fait vibrer ouvrez toute la pièce à 360 degrés. Vous n'envoyez pas la voix, mais simplement, vous ouvrez les vannes, vous la laissez rayonner.
Prenez une respiration tranquille, gardez le regard panoramique et, avec le souffle en baleine bleue, vous dites : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Encore une fois, sans pousser : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Une troisième fois, en laissant les voyelles s'ouvrir légèrement, résonner : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Très bien. Maintenant, alternez ces trois espaces :
1) La voix de l'intimité : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
2) La voix focalisée : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
3) Voix rayonnante : « Je voudrais que ma voix arrive vraiment jusqu'à vous ».
Et maintenant, prenez une phrase de votre quotidien.
Par exemple : « Bonjour, je vais vous présenter les points essentiels de ce projet ». Entraînez-vous à la dire en voix de l'intimité, puis en voix focalisée, puis en voix rayonnante. Mettez ce podcast, cet épisode, sur pause et allez-y. Entraînez-vous avec cette phrase ou la phrase de votre choix.
Et maintenant que vous avez joué avec cette phrase en voix de l'intimité, en voix focalisée, puis en voix rayonnante, observez la différence.
Dans la voix de l'intimité, peut-être que vous sentez quelque chose de plus intérieur, plus discret, parfois plus fragile aussi.
Dans la voie focalisée, peut-être vous sentez davantage de contrôle, mais aussi plus de tension.
Dans la voie rayonnante, cherchez cette sensation particulière : je prends ma place, mais je ne conquiers pas à ma place. Je m'adresse à vous, mais je ne vous écrase pas. Je suis présent, mais je reste disponible.
Les erreurs fréquentes dans cet exercice :
- La première erreur, c'est de confondre rayonnement et volume. Si vous criez, vous sortez de l'exercice, évidemment. Revenez à une voix plus libre.
- Deuxième erreur, c'est de vouloir bien faire avec le visage. On ouvre les yeux très fort, on sourit de manière crispée, on fabrique une présence. Non, le rayonnement commence dans l'espace, dans le souffle, dans l'ouverture globale et la détente.
- Troisième erreur, c'est de pousser avec la gorge. Si la gorge serre, revenez à la détente laryngée. Mâchoire pendante, langue détendue, nuque libre.
- Et la quatrième erreur, c'est d'oublier l'auditeur. Rayonner, ce n'est pas faire joli avec sa voix. C'est avoir cette intention de s'adresser au monde entier. C'est créer un lien. Et c'est de faire vibrer l'espace loin de soi.
C'était donc l'exercice « Les trois espaces de la voix ». Je vous invite à le pratiquer chaque jour. Une minute suffit, dans des situations très simples : avant un appel, avant une réunion, avant de partir de la maison, avant un message vocal, avant de prendre la parole en public. Demandez-vous : « Est-ce que je parle dans ma bulle ? Ou est-ce que je pousse vers l'autre ? Ou est-ce que je laisse ma voix rayonner ? » Peu à peu, vous sentirez que votre parole gagne en présence, en influence, en capacité de convaincre sans forcer.
Cet épisode de « Une voix, un monde » touche à sa fin. Merci de l'avoir écouté.
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Et si vous connaissez quelqu'un qui parle souvent trop bas ou au contraire, quelqu'un qui pousse sa voix pour se faire entendre, partagez-lui cet épisode. Il pourra peut-être découvrir qu'entre s'effacer et forcer, il existe une troisième voie : rayonner.
Alors, à samedi prochain pour un nouvel épisode. Je vous souhaite un bon entraînement, une bonne pratique et vous allez être une voix qu'on écoute, une parole qui compte.